Académie du Royaume : quand le soft power marocain s’étend à la littérature africaine

En annonçant la création d’une chaire des lettres africaines, l’Académie du Royaume réitère une fois de plus sa volonté d’ouverture sur le patrimoine littéraire africain. Une multitude d’actions sont déjà programmées, dans la continuité de la diplomatie culturelle africaine menée par le Maroc depuis plusieurs années.

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Le secrétaire perpétuel de l'Académie du Royaume du Maroc, Abdeljalil Lahjomri, donne une déclaration à la presse. Crédit: MAP

Ce samedi 26 mars, l’Académie du Royaume à Rabat ouvrait ses portes à un ensemble d’écrivains, penseurs et chercheurs africains, autour d’une table ronde portant sur la création d’une chaire des lettres africaines. L’occasion pour les deux coordinateurs du projet, l’éditrice Rabiaa Mahrouch et l’écrivain franco-camerounais Eugène Ebodé, de revenir sur les grands axes de ce chantier porté par l’Académie du Royaume. Parti du constat que les littératures africaines sont plus souvent éditées, célébrées et consacrées à l’étranger plutôt que sur le continent, c’est sous l’impulsion d’Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie, que ce projet voit le jour. Le dernier prix Goncourt remis au Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr pour La plus secrète mémoire des Hommes en est une illustration flagrante. “Nous travaillons sur cette chaire depuis la fin de l’année 2021, sous la vision…

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