Guerre en Ukraine, sécheresse : faut-il craindre la stagflation ?

Le Maroc fait face, depuis 2021, à une inflation continue qui risque de s’accélérer en 2022, conséquence de la crise en Europe. Combinée à la faiblesse de la croissance, elle pourrait engendrer un cocktail explosif pour l’économie : la stagflation. Mais cette dernière n’est pas une fatalité...

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Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib (BAM). Crédit: MAP

Les derniers chiffres de la banque centrale concernant la croissance et l’inflation font froid dans le dos. La correction des prévisions, rendue nécessaire par la guerre en Ukraine, est assez rude. Selon Bank Al-Maghrib (BAM), la croissance ne devrait pas dépasser 0,7% en 2022, alors que la Loi de Finances tablait sur 3,2%. Et si, en raison de la sécheresse, la décorrélation des objectifs de croissance avec les résultats attendus cette année n’est de toute façon pas une surprise, c’est désormais l’inflation qui inquiète le plus. Car elle devrait faire un bond de 3,3 points pour culminer ainsi à 4,7% en 2022. La facture de la guerre risque ainsi d’être particulièrement salée pour l’économie nationale en engendrant une “stagflation”. Ce mot-valise désigne un cocktail explosif combinant une croissance atone (stagnation économique) à une…

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