“Made in Morocco”, import-substitution… pourquoi le FMI désavoue la doctrine industrielle de MHE

Fidèle à ses tropismes néolibéraux en dépit des enseignements de la pandémie, le FMI verrait d’un œil méfiant la volonté du Maroc de consolider sa souveraineté industrielle. Une politique initiée et portée en son temps par l’ex- ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy.

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L'ex-ministre de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l'Économie numérique, Moulay Hafid Elalamy. Crédit: MAP

C’est un rapport 2021 assez particulier que nous offre le FMI au titre des consultations prévues sous l’article IV. Passant au crible l’année économique du Maroc, l’institution de Bretton Woods a émis une série de remarques “originales” sur les options industrielle et stratégique qu’adopte le royaume. Si le Fonds monétaire international salue le rebond substantiel de la croissance en 2021, rebond qui aura permis à l’économie de pleinement rattraper la récession de 2020 (-6,3 %), l’ambition affichée par le NMD ne semble guère soulever l’enthousiasme du bailleur de fonds.

NDM trop ambitieux ?

Si le rapport sur le nouveau modèle de développement se fixe des objectifs très ambitieux, il n’en demeure pas moins important de rester réaliste quant à l’impact des réformes sur la création de richesse.” L’institution de Bretton…

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