Très cher sucre : faut-il le taxer, le décompenser ou le limiter ?

La volonté de taxer le sucre industriel par le gouvernement se confronte aussi bien à la résistance des opérateurs qu’aux habitudes de consommation des Marocains. Le blocage qui risque de durer si aucune réforme profonde de la compensation n’est engagée.

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“La tendance au niveau international est plutôt 80% de consommation de produits industriels sucrés, contre 20% de consommation de sucre de bouche, ce qui est l’inverse du cas du Maroc”, nous assure un industriel. Crédit: OLI SCARFF / AFP

Taxera, taxera pas ? C’est la question que doivent sans doute se poser certains élus au lendemain d’une journée d’étude consacrée à l’instauration de la taxe intérieure de consommation (TIC) aux produits agroalimentaires contenant du sucre. Débattue depuis les années 1990, cette question avait trouvé un dénouement favorable à travers l’instauration en 2010 d’une taxe d’un dirham pour chaque kilogramme de sucre utilisé par les industries du soda et du jus, revalorisée en 2020. Depuis cette rencontre organisée le 2 mars par le ministère des Finances, l’attention est désormais tournée vers les produits laitiers, ou encore la confiserie et la biscuiterie. L’événement fait suite aux débats parlementaires tenus au moment de l’examen de la loi de Finances et lors desquels plusieurs élus ont réclamé l’application de la TIC à…

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