Abderrahim Bourkia : “Il faut amener les ultras à créer des associations pour avoir un statut juridique bien défini’’

La réouverture des stades au public a été émaillée de débordements et d’incidents, notamment durant le match Raja - Berkane. À quand la fin des violences dans nos stades ? Dans Le Scan, 
le podcast actu de TelQuel, une interview de Abderrahim Bourkia, 
sociologue et spécialiste des ultras.

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Raja supporters cheer ahead of the CAF Super Cup football match between Egypt's Al-Ahly and Morocco's Raja Club Athletic (Raja Casablanca) at the Ahmad Bin Ali Stadium in the Qatari city of Ar-Rayyan on December 22, 2021. (Photo by KARIM JAAFAR / AFP) Crédit: AFP

Le retour au stade est-il synonyme de retour au défouloir ?

Abderrahim BourkiaCrédit: DR
Oui, en effet. Pour les ultras et les supporters, les stades sont un espace de liberté où ils peuvent s’en donner à cœur joie. Manifester leur soutien au club, s’opposer aux rivaux, les insulter, chanter des hymnes… c’est ça aussi pour eux. Un stade, c’est l’un des derniers lieux où le débridement des émotions est toléré. Les stades remplissent la fonction d’exutoire pour les ultras et les supporters.

Les clubs doivent-ils être tenus responsables de l’attitude de leurs supporters ?

Je ne pense pas, en tout cas pas de manière directe. On ne peut pas vraiment encadrer les supporters. Il faut savoir qu’ils ne reconnaissent pas vraiment l’autorité…

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