Stratégie : au cœur de la “destruction constructive” de Poutine en Ukraine

Imaginé à Moscou, le concept de “destruction constructive” russe a été appliqué en Ukraine. Si le monde entier voit en l’intervention russe une guerre aux relents impérialistes, voire une lutte contre la démocratie, du côté du Kremlin on perçoit le conflit comme une protection des intérêts russes mais aussi comme l’espoir d’un nouvel ordre mondial.

Par

“L’extension de l’OTAN à travers l’inclusion formelle ou informelle de l’Ukraine constitue un risque sécuritaire que Moscou ne peut prendre”, résume Sergey Karaganov, conseiller spécial de Vladimir Poutine. Crédit: Mikhail METZEL / SPUTNIK / AFP

1. La destruction constructive, c’est quoi ?

La destruction constructive, telle que perçue par les Russes, a débuté en 2007. Cette année-là, Poutine prononce à Munich un discours qui fait office de tournant dans les relations Russie-Occident. Le président russe y dénonce une scène internationale définie par ce qu’il estime être “la loi du plus fort”, ainsi que l’adhésion d’anciens pays du bloc de l’Est à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Ce dernier point avait pourtant fait l’objet d’engagements entre Moscou et le bloc de l’Ouest au lendemain de la Guerre froide.

à lire aussi

Pour Sergey Karaganov, conseiller spécial de Vladimir Poutine, la “destruction constructive” n’a rien d’agressif mais vise plutôt à profiter des “opportunités géopolitiques” offertes par le monde extérieur. Du point de…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés