Guerre en Ukraine : pour Larabi Jaidi, économiste, il faut désormais “assurer notre autonomie stratégique”

Économiste, ancien conseiller d’Abderrahmane Youssoufi, membre de la CSMD et Senior Fellow au Policy center for the new south, Larabi Jaidi explique comment le Maroc peut soutenir le double choc céréalier et énergétique, dont le conflit en Ukraine est à l’origine. Plus que jamais, le mot d’ordre est de se prémunir contre les soubresauts d’un monde instable, en asseyant une autonomie la plus large possible.

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Larabi Jaidi, alors membre de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD). Crédit: MAP

TelQuel : Depuis le début du conflit en Ukraine, les prix de plusieurs commodités flambent. Faut-il d’ores et déjà s’alarmer ?

Larabi Jaidi : L’envolée des prix à l’international était prévisible. Il ne pouvait en être autrement, compte tenu du choc mondial que nous vivons. Le Maroc est doublement concerné, car doublement dépendant, à la fois de la céréale et du gaz-pétrole. Or, il se trouve que l’Ukraine et la Russie sont des “players” importants en la matière. L’offre ukrainienne sera bien entendu impactée par la destruction qu’engendre le conflit (le Maroc importe pour environ 1 milliard de dirhams de blé d’Ukraine) ; l’offre russe à son tour souffrira de l’intensité des sanctions imposées par la communauté…

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