Agriculture : le pays à sec

Confronté à une longue période de sécheresse, le Maroc voit sa saison agricole bouleversée par un faible niveau de précipitations et de ressources hydriques. Dans un pays parmi les plus vulnérables face au stress hydrique, le Maroc apparaît pris en étau, fragilisé par sa politique agricole dont les bases, posées par le Plan Maroc Vert, font la part belle à une agriculture toujours plus gourmande en eau et dont une grande partie reste destinée à l’export.

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La sécheresse est dans toutes les têtes. Les prières rogatoires prononcées au début du mois, demandées par le roi Mohammed VI, n’y ont jusque-là rien fait. De quoi pousser le sommet de l’État à l’action. À Bouznika, après avoir reçu le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et le ministre de l’Agriculture, Mohamed Seddiqi, un communiqué du cabinet royal a annoncé, le 16 février, la mise en place de “mesures urgentes” pour pallier les effets du manque de pluies observé. Pour remédier au mal, 10 milliards de dirhams ont été alloués avec une participation de trois milliards du Fonds Hassan II. Une enveloppe destinée à…

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