USFP : retour sur 20 ans d’un long déclin

La lente érosion du parti de la rose a été entamée en octobre 2002, 
au lendemain des législatives qu’ils avaient pourtant remportées haut la main. On rembobine.

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Après les législatives de 2002 et malgré la victoire de l’USFP, le roi Mohammed VI décide de ne pas reconduire Abderrahmane Youssoufi à la tête de la primature, et nomme à sa place Driss Jettou. Crédit: ABDELHAK SENNA / AFP

Le 27 septembre 2002. La date d’une victoire au goût de défaite, tant la déception des socialistes fut grande en voyant Mohammed VI nommer le ministre de l’Intérieur de l’époque, Driss Jettou, à la primature, le 9 octobre suivant. La “logique démocratique” scandée par les meneurs de l’Alternance consensuelle (de 1998 à 2002) aurait voulu que leur zaïm et Premier ministre sortant, Abderrahmane Youssoufi, soit reconduit de facto à son poste. Or, nulle mention dans la Constitution de 1996 de la nomination d’un Premier ministre issu du parti politique arrivé en tête des élections, contrairement à la Loi Fondamentale adoptée en 2011. Mohammed VI était donc en droit de choisir un remplaçant technocrate à Abderrahmane Youssoufi. Le jour de sa destitution, ce dernier fut convié en privé au palais de Marrakech, où le monarque lui a annoncé sa sentence. Et à Youssoufi de proposer au successeur de Hassan II un plan B :…

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