Jamila Sayouri : “Nous voulons instaurer des solutions pour limiter les cas de récidive”

L'association Adala pour le droit à un procès équitable a lancé une campagne de sensibilisation en faveur de la dépénalisation des infractions mineures. Pour TelQuel, sa présidente revient sur l’inefficacité des peines de prison de courte durée, propose des alternatives et plaide pour une justice réparatrice.

Par

À la justice “punitive”, l'association Adala demande que soit substituée, en ce qui concerne les infractions mineures, une “justice réparatrice”. Elle permet “de guérir et de réinsérer”, explique Jamila Sayouri. Crédit: YURI CORTEZ / AFP

Vous avez lancé une campagne nationale de sensibilisation pour la dépénalisation des infractions mineures. Quel est son objectif?

Jamila Sayouri, présidente de l’association Adala
La campagne de sensibilisation rentre dans le cadre de notre projet sur la dépénalisation des infractions mineures au Maroc. Nous voulons stimuler une réforme du système judiciaire afin de mettre en œuvre un cadre légal correctif et non punitif. Autre objectif de la campagne : instaurer des solutions appropriées pour limiter le phénomène de la délinquance simple et empêcher les cas de récidive. Cette campagne vient renforcer les actions de mobilisation et de sensibilisation menées depuis le lancement du projet. Elle consiste à attirer l’attention sur les effets négatifs, économiques et sociaux, résultant de l’application des peines privatives de liberté…
Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés