David Greene : “Nous n’avons pas tiré avantage collectivement de tout ce que l’ALE Maroc-États-Unis pouvait offrir”

Annoncé, à sa signature en 2006, comme un tournant dans la vie économique du royaume, l’accord de libre-échange Maroc-États-Unis fête ses 15 ans d’existence. A-t-il vraiment tenu ses promesses ? TelQuel s’est entretenu exclusivement avec le chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis d’Amérique, David Greene.

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David Greene, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis, le 15 décembre 2021. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

TelQuel : Vous fêtez les 15 ans de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les États-Unis. Si durant cette période les flux commerciaux ont été multipliés par cinq, la balance commerciale reste largement déficitaire côté marocain. En quoi cet accord de libre-échange (ALE) a-t-il été fructueux pour le Maroc ?

David Greene : Bien entendu, si on se limite aux chiffres, et donc au déficit de la balance commerciale côté marocain, il est facile de dénigrer cet ALE. Mais c’est une façon unidimensionnelle de voir les choses. Les exportations marocaines vers les États-Unis ont plus que triplé depuis 2006. Au-delà des statistiques, cet ALE est à apprécier en fonction de ce qu’il représente, autrement dit : le message qu’il envoie au reste du monde quant à l’attractivité du Maroc.

Vous voulez dire symboliquement ?

Non, pas simplement sur le plan…

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