Maroc-Allemagne : les dessous d’une crise silencieusement houleuse

Depuis le printemps dernier et le gel des relations diplomatiques pour cause de “malentendus profonds”, l’omerta plane sur l’état de la crise entre Rabat et Berlin, à l’heure où l’Allemagne clôt seize années de mandat Merkel et entame une nouvelle ère politique.

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La chancelière allemande Angela Merkel accueille le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita à son arrivée pour la conférence du G20 Compact avec l'Afrique (CwA) le 19 novembre 2019 à Berlin. Crédit: Tobias Schwartz / AFP

Le Maroc et l’Allemagne semblent accorder leurs violons au moins sur un point : de part et d’autre, la pente reste toujours glissante. Lors d’une réunion avec les parlementaires des deux chambres (représentants et conseillers) le 9 novembre, sanctionnée par deux comptes-rendus distincts, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a estimé que les relations entre les deux pays devaient être fondées sur “la clarté et la réciprocité”.

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Le ministre des Affaires étrangères a ainsi argumenté que davantage d’efforts devaient être fournis, condition sine qua non pour rétablir la relation, gelée depuis plusieurs mois. “Il n’y a pratiquement plus de communication, et l’ambassadeur d’Allemagne proposé attend depuis cinq mois l’agrément des autorités marocaines”, mettait en avant, début novembre, le vice-ministre aux Affaires étrangères allemand Niels Annen. Le numéro deux de la diplomatie allemande avait alors déploré une “approche…

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