Canada : Omar Kreim, les crampons et la toge

Né à Casablanca, Omar Kreim est arrivé au Canada à l’âge de sept ans. Le talentueux binational y mène actuellement de front sa carrière de footballeur professionnel et de brillantes études de droit, espérant décrocher son diplôme d’avocat pour glisser des terrains aux prétoires une fois son aventure sportive terminée.

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Le Maroco-Canadien Omar Kreim, footballeur professionnel et étudiant en droit. Crédit: DR

J’ai un salaire correct, mais ce n’est absolument pas comparable avec ce que les joueurs gagnent dans les bons championnats européens. Ici, on ne peut pas économiser assez d’argent pour envisager de ne plus travailler après”, précise le milieu offensif maroco-canadien des Halifax Wanderers. Aujourd’hui âgé de 26 ans, il revient sur son parcours et sur ses multiples ambitions.

Diaspora : Pourquoi vos parents ont-ils quitté Casablanca et le Maroc alors que vous aviez sept ans?

Omar Kreim : Ils avaient de bons postes, puisqu’ils travaillaient pour Royal Air Maroc, mais ils ont souhaité pour leurs enfants nés là-bas — mes deux sœurs, mon frère et moi-même — un meilleur avenir, et c’est pour cela qu’ils ont décidé de faire les démarches pour venir s’installer à Montréal.

Vous souvenez-vous des premiers mois de la famille Kreim au Canada?

Je me souviens surtout du froid ! Nous sommes arrivés en hiver, et il faisait -25 °C, voire -30 °C… Au Maroc, il peut faire froid, mais pas comme ça. À Montréal, pour ne pas trop souffrir, j’ai pris l’habitude d’avoir plusieurs couches de vêtements sur moi.

Au début, l’acclimatation n’est pas évidente, mais comme nous parlons tous le français dans la famille, et que c’est la langue du Québec, cela a facilité les choses. Mes parents ont trouvé du travail au bout de quelques mois, toujours dans l’aéronautique, chez Bombardier.

En ce qui me concerne, je crois n’avoir pas eu trop de mal au début. Les enfants, en général, s’adaptent très vite. Et le football a joué un rôle important dans l’intégration de la famille.

 

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