Ministère de l’Éducation : voici les nouvelles conditions de recrutement des enseignants et cadres administratifs

Le ministère de l’Éducation effectue un premier pas dans l’application des recommandations du nouveau modèle de développement. D’importantes innovations ont été introduites au concours de recrutement des enseignants et des cadres administratifs.

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Rentrée scolaire 2020. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Le concours de recrutement des enseignants et des cadres administratifs connaîtra cette année des innovations importantes. Annonce faite ce 19 novembre par le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports. “À l’occasion de la publication de l’avis d’organisation du concours de recrutement des enseignants et des cadres administratifs, des innovations importantes ont été introduites dans le cadre de la réforme pour une renaissance éducative”, précise le ministère dans un communiqué.

Le concours de cette année s’inscrit donc dans la politique d’amélioration qualitative du système éducatif, initiée par la loi-cadre et érigée en tant que priorité par le Nouveau Modèle de développement et le programme gouvernemental, souligne la même source, ajoutant que “cette orientation contribue à répondre aux attentes des Marocaines et des Marocains concernant l’école publique”.

Âge limite, pré-sélection et lettre de motivation

Les nouveautés de cette année concernent, notamment, la mise en place d’une procédure de pré-sélection au concours écrit sur la base de critères objectifs et rigoureux, afin de renforcer la sélectivité du concours, et l’attractivité des métiers de l’enseignement pour les meilleurs candidats. Les critères pris en compte seront la mention obtenue au baccalauréat, celle de la licence et la durée pour l’obtention de cette dernière.

Le concours sera, également, marqué par l’introduction d’une lettre de motivation exigée des candidats pour évaluer l’intérêt pour les métiers de l’éducation et favoriser ainsi les vocations. Les titulaires de licence d’éducation seront exemptés de la phase de pré-sélection et seront, donc, soumis directement au concours écrit, une disposition qui contribue à encourager les parcours de formation longs en 5 ans renforçant la professionnalisation du métier.

L’âge maximum requis est fixé à 30 ans afin d’attirer des candidats jeunes dans la profession enseignante, dans l’objectif de s’assurer leur engagement durable pour l’école publique et d’investir dans la formation et le développement de leur parcours professionnel.

Ces dispositions constituent une première étape dans le processus d’amélioration du recrutement et de l’attractivité des métiers de l’éducation, conclut le communiqué.

(avec MAP)