Nasser Bourita représente le roi à la conférence internationale de Paris sur la Libye

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, représente le roi Mohammed VI aux travaux de la conférence internationale sur la Libye, organisée ce vendredi à Paris.

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Nasser Bourita, Ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

L’objectif de cette conférence sera d’apporter un soutien international à la poursuite de la transition politique engagée et à la tenue des élections selon le calendrier prévu, selon un communiqué de la présidence française.

La participation du Maroc à cette conférence internationale s’inscrit dans le prolongement de son soutien aux efforts visant à rapprocher les différents points de vue des parties libyennes en vue d’instaurer la paix, la concorde et la stabilité de ce pays maghrébin frère, rapporte la MAP.

La conférence, qui se tient pour la première fois dans un format élargi à l’ensemble des pays voisins de la Libye, “vise également à soutenir la Libye dans sa demande de retrait des forces étrangères et des mercenaires”, précise l’Élysée, ajoutant que sur le plan économique, la conférence devra “rappeler la nécessité d’unifier les institutions financières libyennes et de mettre en œuvre une répartition équitable et transparente des richesses du pays”.

Enfin, “sur le plan humanitaire, la conférence permettra de réaffirmer l’engagement collectif à renforcer le soutien de la communauté internationale pour répondre aux besoins urgents et lutter contre les trafics d’êtres humains”, ajoute la même source.

Des élections décisives en janvier

Cette conférence internationale intervient un mois avant la tenue d’élections générales – présidentielle en décembre et législatives en janvier – censées apporter un espoir de stabilisation à un pays en proie au chaos depuis une décennie.

Après des années de conflits armés et de divisions régionales entre l’est et l’ouest, un nouveau gouvernement intérimaire a été désigné en début d’année, sous l’égide de l’ONU, pour mener la transition d’ici les élections générales.

Pour la communauté internationale, la tenue de ces scrutins en leur date est décisive pour sortir le pays de la crise politique et sécuritaire.

Le Maroc en première ligne

Pour rappel, le Maroc a accueilli une série de rounds de dialogue libyen marquée notamment par l’accord politique de Skhirat de 2015, qui a jeté les bases de la réconciliation entre les différents protagonistes et qui est considéré comme le référentiel de base pour tout règlement politique de la crise libyenne.

Récemment, lors du débat de haut niveau de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a souligné que le Maroc “poursuivra ses efforts en vue d’une solution pacifique à la crise en Libye”.

Le ministre a en outre affirmé que “le Royaume est convaincu de l’extrême importance de la tenue d’élections en Libye en tant qu’étape décisive sur la voie de la réalisation de la paix”, ajoutant que “le Maroc est prêt à apporter le soutien nécessaire en coordination avec toutes les institutions libyennes”.

Ainsi, pour le Maroc, le respect du calendrier des élections (présidentielle et législative) est l’unique solution pour sortir de la crise en Libye.

(avec MAP)

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