Mouvement anti-pass vaccinal : né sur Internet, descendu dans la rue, bientôt politisé ?

Adopté par le gouvernement le 21 octobre dernier, le pass vaccinal continue de susciter des remous au sein de la société. 
Le mouvement anti-pass, né sur les réseaux sociaux, a organisé des marches dans plusieurs villes. Face à l’attitude du gouvernement, notamment sa communication hasardeuse, il n’est pas exclu que la contestation prenne de l’ampleur, ou soit récupérée 
par un parti politique...

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La députée du Parti socialiste unifié (PSU) Nabila Mounib qui s'est vue refuser l'accès au parlement le 25 octobre car elle ne disposait pas de pass vaccinal, faisait partie des antivax venus manifester dans la capitale économique. Crédit: AICPRESS

Le 31 octobre, pour la première fois, des milliers de Marocains sont descendus dans la rue afin de contester une mesure relative à l’état d’urgence sanitaire. Si les mesures prises en mars 2020 avaient créé un sentiment d’union nationale autour d’un gouvernement protégeant sa population, un fossé semble s’être creusé aujourd’hui autour des moyens utilisés pour assurer cette protection : la vaccination et le pass vaccinal. Le gouvernement ayant annoncé, le 18 octobre dans un communiqué, la mise en place, trois jours plus tard, du pass vaccinal, qui serait désormais nécessaire pour pouvoir circuler librement entre les villes, aller dans un centre commercial, à la préfecture ou au hammam. Des activités que le ministre de la Santé, Khalid Aït…

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