Gazoduc Maghreb-Europe, le gaz de la discorde

La désactivation du Gazoduc Maghreb-Europe (GME) impacte à la fois l’Espagne et le Maroc, qui sera amené à accélérer la diversification de ses sources d’énergie. Quelles alternatives au gaz du voisin le royaume peut-il actionner pour préserver 
la stabilité de son système électrique ?

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Mohammed VI, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et, en arrière-plan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Crédit: DR

Dimanche 31 octobre, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, “ordonne”  le non-renouvellement du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe (GME) qui alimente l’Espagne via le Maroc. Un communiqué de la présidence algérienne indique que le chef de l’État a également ordonné la “cessation des relations commerciales entre Sonatrach (compagnie algérienne des hydrocarbures) et l’Office marocain de l’électricité et de l’eau potable (ONEE)”. Cette décision vient confirmer les rumeurs qui circulaient depuis plusieurs mois déjà, dans un contexte de tension dans les relations diplomatiques entre les deux voisins. Plusieurs responsables algériens avaient déjà laissé entendre que le contrat, signé le 31 juillet 2011 et échu le 31 octobre dernier, n’allait pas être reconduit. Fin août, le ministre algérien de l’Energie, Mohamed Arkab, avait affirmé lors d’une rencontre avec l’ambassadeur espagnol à Alger “que l’approvisionnement en gaz de l’Espagne se ferait désormais…

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