Les challenges du secteur privé au Maroc passés au crible par la BAD, la BEI et la BERD

Dans un rapport conjoint, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) mettent en lumière les défis à relever pour le développement du secteur privé et de l’investissement au Maroc. Retour sur les points saillants du rapport.

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Des ouvriers dans l'usine Renault de Tanger, le 4 juin 2020. Crédit: MAP

Dichotomie

Les politiques de développement du secteur privé au Maroc ayant principalement eu pour but d’attirer les investissements directs étrangers (IDE), le rapport conjoint relève que cela a entraîné une forte dichotomie dans l’économie marocaine. Si les entreprises étrangères – principalement dans les secteurs de l’automobile et du textile – se sont implantées avec succès, les retombées sur les entreprises marocaines sont limitées. Il en va de même pour la création d’emplois que le rapport juge “décevante”.

Le financement, le nerf de la guerre

Sans surprise, le rapport met l’accent sur le besoin de faciliter l’accès des entreprises aux financements, notamment pour celles opérant dans l’informel. Le rapport relève ainsi que l’intermédiation financière au Maroc est freinée par la concentration relativement élevée des prêts bancaires dans quelques grandes entreprises,…

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