Gouvernance : vers la RNIsation du Maroc ?

Le RNI d’Akhannouch, première fortune privée 
du royaume, a remporté tous les scrutins de 2021. Autopsie d’une (trop) franche victoire.

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La martingale de l’homme d’affaires ? Investir les moindres recoins du royaume. Crédit: TNIOUNI/ TELQUEL

Le RNI en 2021, c’est 102 députés sur 395, près de 10 000 conseillers partout sur le territoire, et 196 sièges sur 678 dans les régions, dont il préside 4 sur 12. Jamais un parti politique n’a atteint une telle prépondérance. Le RNI a également investi les Chambres professionnelles avec 638 sièges (28%). Last but not least, le parti a raflé la première place aux scrutins préfectoral et provincial (429 sièges). Banco total !

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Un véritable rouleau compresseur. Avec ses nouveaux alliés de l’Istiqlal et du PAM, Aziz Akhannouch exerce une domination quasi absolue sur le champ politique. Cette suprématie numérique dans toutes les institutions élues pose-t-elle un risque pour “l’expérience démocratique” promue par le royaume ?

“Cette tendance, poursuit le constitutionnaliste, peut conduire le pays vers plus de cohérence dans les politiques publiques, mais elle peut aussi nous conduire à une hégémonie partisane”

Younès Marzouki, politologue
Maintenant que la démocratie est devenue une donnée commune partout dans le monde, il aurait mieux valu que nous…
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