Mamadou Tangara : un Oujdi de coeur à la tête de la diplomatie gambienne

Ministre des Affaires étrangères de Gambie, Mamadou Tangara entretient un lien très fort avec le royaume où il a accompli son premier cycle universitaire. De Banjul à New York en passant par Bruxelles, l’étonnante trajectoire d’un diplomate profondément attaché à ses racines africaines.

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Mamadou Tangara, ministre des Affaires étrangères gambien et son homologue marocain Nasser Bourita. Crédit: MAP

Casablanca, 12 août. Tintements d’assiettes et entrechoquements de cuillères. Au Hyatt Regency, un jeudi à sept heures du matin, Mamadou Tangara arrive au restaurant servant le petit déjeuner par le lobby moquetté du palace. Longiligne, costumé, la démarche leste, il se sert une crêpe traditionnelle, y tartine un peu d’amlou et prend place dans un sofa en velours violet. Le ministre gambien des Affaires étrangères en exercice décoche tout de go : “Je me sens profondément oujdi, un Oujdi qui se place sous la protection de Sidi Yahia Benyounès (le saint-patron de la ville, ndlr).”

“Je me sens profondément oujdi, un Oujdi qui se place sous la protection de Sidi Yahia Benyounès”

Mamadou Tangara
Tangara est un Marocain de cœur. C’est lui qui, le premier, a eu l’idée d’implanter un consulat à Dakhla, déclenchant une rapide réaction…

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