“Au Maroc, le patient a du mal à accorder sa confiance” : Reda Belhaj, chirurgien de Rennes à Rabat

Rbati d’origine, Reda Belhaj est parti en France effectuer ses études et ses premières années de pratique en chirurgie. Il est aujourd’hui revenu exercer dans la capitale marocaine. Après la “gifle monumentale de la première année”, le trentenaire analyse deux approches différentes de la médecine et de la vie sociale.

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Le chirurgien franco-marocain Reda Belhaj. Crédit: DR

Reda Belhaj naît et grandit à Rabat. À 18 ans, il part pour six ans à Bordeaux poursuivre des études de médecine. Il enchaîne avec cinq années d’internat au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes, où il se spécialise en chirurgie et finit par exercer pendant quasiment quatre ans.

Études, pratique, mariage, premier enfant, naturalisation, opportunités : au total, il passe quinze longues années à bâtir une vie en France, dont il se dit très fier… avec toutefois cette petite voix intérieure qui revient à la charge : l’appel du Maroc. Une forme de devoir familial autant que patriotique.

“Mon père étant lui-même chirurgien cardiaque, il a toujours été plus ou moins question de revenir l’aider et progressivement de prendre sa succession. C’est aussi pour le Maroc que je suis rentré, car on sent qu’ici il y a plus de choses à apporter. On a vraiment cette opportunité de rendre service et de changer quelque chose”, justifie-t-il.

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