Faten Hamama, la grâce indocile

Elle est considérée comme l’icône ultime du cinéma arabe. Sa beauté sereine, ses prises de position et sa discrétion fascinent. Retour sur le parcours hors du commun de la “grande dame de l’écran”.

Par

Faten Hamama. Crédit: DR

Les légendes du Nil sont parfois bien réelles. L’une d’entre elles est née dans l’est de son delta, à Mansourah, au début des années 1930. À l’époque, le cinéma égyptien découvre à peine le son, et les parents de Faten Hamama, son premier cri. La providence, comme un scénario de Youssef Chahine, finira par faire du cinéma l’industrie la plus puissante après le textile dans le pays, et de Faten Hamama son icône incontestée dans le monde arabe.

Deuxième enfant d’une fratrie de quatre, Faten Hamama (littéralement la séduisante colombe) passe de nombreux concours de beauté pour enfants. Souvent mal classée, au grand dam de sa mère, la petite Faten remporte un jour la troisième place. “Il paraît que ma photo a plu à un metteur en scène parce que j’avais les larmes aux yeux. Alors il…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés