Nouvelle affaire d’agression sexuelle à Tanger, un des suspects appréhendé par la DGSN

Une jeune femme a été agressée en pleine voie publique à Tanger, tandis qu’un de ses agresseurs aurait été identifié et appréhendé par la DGSN.

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L'agresseur (à gauche) suivant la jeune femme dans une rue de Tanger, filmé par un complice. Crédit: Capture d'écran

Encore une fois, une affaire d’agression sexuelle secoue la Toile. Cette fois-ci à Tanger, dans le quartier de Boukhalef, une jeune femme a été agressée en plein jour par un homme, qui a soulevé sa robe et l’a frappée au niveau des fesses, en pleine voie publique, tandis qu’un complice filmait la scène.

Les auteurs de l’agression auraient eux-mêmes mis en ligne la vidéo, non datée, où apparaît le visage de l’un d’entre eux, ainsi que celui de la victime. Par respect pour celle-ci, TelQuel a décidé de ne pas relayer la vidéo.

Une enquête a été ouverte, tandis que, selon les dernières informations relayées par différents médias, l’auteur de la vidéo, âgé de moins de 15 ans, aurait été identifié et appréhendé par la DGSN.

Harcèlement, attentat à la pudeur…

La loi organique 103.13, relative à la lutte contre la violence faite aux femmes, adoptée au Parlement il y a près de trois ans, dispose qu’une violence sexuelle se définit par “toute parole ou tout acte ou exploitation susceptibles de porter atteinte à l’intégrité corporelle de la femme à des fins sexuelles ou commerciales, quel que soit le moyen utilisé à cet effet”. Depuis son entrée en vigueur, nombreux sont les acteurs de la société civile qui dénoncent sa non-application.

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Les auteurs de cette agression encourent un à six mois d’emprisonnement pour harcèlement sexuel, et ce depuis les modifications apportées à l’article 503-1 du Code pénal, par la loi 103.13. Par ailleurs, les auteurs du crime pourraient également être poursuivis pour attentat à la pudeur, selon l’article 485 du Code pénal, qui dispose qu’“est puni de la réclusion de cinq à dix ans tout attentat à la pudeur consommé ou tenté avec violences contre des personnes de l’un ou de l’autre sexe”. 

Le chef d’accusation relatif à l’outrage public à la pudeur pourrait également être retenu, étant donné que cette scène a eu lieu sur la voie publique. Les auteurs du crime étant visiblement mineurs, les procédures et peines encourues pourraient différer.

Vague dindignation

Sur la Toile, plusieurs personnalités, associations et internautes se sont insurgés contre la mise en ligne de la vidéo ainsi que son contenu scandaleux, appelant à une application stricte des lois en vigueur.

Toujours à Tanger, en juillet 2017, une vidéo similaire devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant une horde de jeunes hommes en train d’harceler sexuellement une jeune femme, avait suscité une indignation similaire.

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