Khadija Rebbah : “Le système des quotas permet-il réellement aux femmes de saisir leur chance ?”

Dans un communiqué datant du 26 août, l’Association démocratique des femmes au Maroc (ADFM) a condamné la “violence politique” subie par les femmes lors des élections 2021. La coordinatrice de la section Casablanca, Khadija Rebbah, militante responsable de la participation politique des femmes, revient sur les principaux arguments avancés par l’ADFM, et dénonce le système de quotas tel qu’il est appliqué par les partis politiques.

Par

Yassine Toumi / TelQuel

TelQuel : Comment se manifeste ce qu’entend l’ADFM par “violence politique” lors de ces élections 2021 ? 

Khadija Rebbah : Il y a plusieurs exemples concrets que je peux vous citer, basés sur les nombreux témoignages de femmes politiques que nous avons reçus. D’abord, le choix des candidates femmes, sélectionnées par les partis, ne se fonde pas sur des critères fixes. Ils ne sont pas clairs, et donc, plusieurs femmes, compétentes, sont écartées sans pour autant recevoir d’explications ou de justifications à ce refus. Elles sont victimes de mépris au sein de leur propre structure partisane : on leur promet la tête de liste, et deux jours avant le dépôt légal des candidatures, elles sont retirées. Ce sont des militantes, des…

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