Il y a 50 ans, les Black Panthers d’origine marocaine changeaient Israël

Israël commémore cette année le jubilé de la contestation qui a contribué à promouvoir les droits des juifs arabes en Israël et à porter, malgré elle, la droite au pouvoir. Retour sur un mouvement social dont les leaders furent (presque) tous des enfants d’immigrés marocains.

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À Tel-Aviv, des Black Panthers israéliens défilent à l’occasion du 1er mai 1973. Crédit: MOSHE MILNER / GPO

Hiver 2020. Entre deux confinements, les Israéliens ont rendez-vous tous les lundis avec les héros de Sha’at Néïla (en référence au nom du dernier office de Yom Kippour), ou Valley of Tears pour le titre anglais. La série israélienne la plus chère de l’histoire, dont les droits ont été rachetés par le géant américain HBO, illustre sublimement le traumatisme de la guerre de Kippour à travers le destin de trois personnages, miroirs des fractures d’une société israélienne alors enivrée par le sentiment d’invincibilité de la guerre des Six Jours. Parmi les principaux personnages, Marco, interprété par Ofer Hayoun, un militant des Black Panthers (Panthères noires) israéliennes, d’origine marocaine. À peine mobilisé sur le front syrien, le soldat arbore fièrement son appartenance au mouvement de contestation ayant vu le jour deux ans plus tôt en retirant son uniforme…

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