Covid-19 : le variant “Mu” ne constitue pas une source d’inquiétude pour le Maroc selon Tayeb Hamdi

Le variant “Mu” du Covid-19 ne constitue, pour l’instant, aucune source d’inquiétude pour le Maroc ou le reste du monde, à la lumière des données scientifiques disponibles et des avis d’experts et d’observateurs de la situation épidémiologique dans le monde, a indiqué le médecin et chercheur en politiques et systèmes de santé, Tayeb Hamdi.

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Le 22 mai 2021 dans un service de soins intensifs à Bogota, en Colombie. Le 2 septembre, les autorités annonçaient que le variant “Mu” était à l'origine d'une nouvelle vague de contaminations. Crédit: Vanessa Jimenez / AFP

La propagation de ce variant, apparu pour la première fois en Colombie, est encore très faible au niveau mondial, a relevé Tayeb Hamdi, notant qu’il ne constitue que 0,1 % du nombre des nouveaux cas d’infection au Covid-19 (soit un cas sur 1000 nouvelles infections dans le monde).

Le chercheur a, en outre, souligné que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le variant “Mu” dans la catégorie des variants à intérêt qui pourraient être capables de résister aux anticorps produits par les vaccins ou ceux résultant d’une infection antérieure au Covid-19.

Moins risqué que le Delta ?

Ces hypothèses, ajoute Tayeb Hamdi, ne sont cependant fondées que sur des analyses et études préliminaires en laboratoire et ne constituent pas des études approfondies de la réalité, ce qui fait de ce variant une source d’intérêt et de suivi uniquement et non une source de préoccupation. Les experts estiment que ce nouveau variant n’atteindra pas le niveau de risque du variant “Delta” et écartent l’hypothèse qu’il se propage aussi rapidement que cette souche.

Tayeb Hamdi indique que la plupart de ces mutations n’ont pas d’importance et ne disposent pas de caractéristiques différentes de la forme originale du virus, en termes de vitesse de propagation et de dangerosité.

Il a, par ailleurs, souligné que l’émergence de nouveaux variants du coronavirus est normale étant donné que la propagation de la pandémie se poursuit et que le virus se transmet d’une personne à l’autre, expliquant que la plupart de ces mutations n’ont pas d’importance et ne disposent pas de caractéristiques différentes de la forme originale du virus, en termes de vitesse de propagation et de dangerosité.

Les variants préoccupants, selon la classification de l’OMS, sont ceux qui font montre d’“une hausse de la capacité du virus à se transmettre de manière extensive”, ou d’“une modification des symptômes cliniques de la maladie”, ou ceux qui provoquent “une diminution de l’efficacité des moyens de diagnostic, des vaccins ou des traitements disponibles”, a-t-il noté.

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D’autre part, Tayeb Hamdi explique que l’OMS s’est appuyée, dans sa classification des variants du nouveau coronavirus, sur l’alphabet grec, afin d’éviter de nommer les nouvelles souches en faisant référence aux pays dans lesquels ils sont apparus pour la première fois, les épargnant ainsi de toute stigmatisation.

Et de rappeler qu’il est nécessaire de respecter les mesures de prévention telles que la distanciation sociale, le port du masque, la vaccination massive pour briser la chaîne de propagation du virus et éviter l’émergence de nouvelles mutations.

(avec MAP)

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