Afghanistan, retour à la case départ ?

Dimanche 15 août, Kaboul est tombée entre les mains des talibans. Un événement historique qui marque l’échec des politiques de pacification étrangères. Comment imaginer le futur de l’Afghanistan ? Entretien avec Djallil Lounnas, professeur en études internationales à l’université Al Akhawayn.

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Des talibans au palais présidentiel de Kaboul, après que le président a quitté le pays. Crédit: AFP / HO / Al Jazeera

Un désastre complet.” C’est en ces mots que Djallil Lounnas, professeur à l’université Al Akhawayn d’Ifrane et spécialiste des mouvements terroristes, résume la situation afghane. Ce dimanche 15 août, Kaboul, la capitale, a été prise par les talibans sans combat. Le président, Ashraf Ghani, s’était enfui au Tadjikistan alors que le mouvement avait déjà récupéré des villes clés comme Kandahar, le 12 août. Il a écrit en quelques mots sa défection sur Facebook : “Les talibans ont gagné.Scènes de panique à l’aéroport, hommes qui courent, qui grimpent sur les avions américains, bruits de tirs… Autant d’images surréalistes qui détonnent avec le discours officiel. “La guerre est terminée”, a annoncé le porte-parole du mouvement islamiste. Les Afghans se pressent sur le tarmac de l’aéroport de Kaboul le 16 août…

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