Crise politique en Tunisie : un coup d’État constitutionnel ?

Répondant aux manifestations en cours dans tout le pays, le président tunisien Kaïs Saïed a décidé, dimanche 25 juillet, de dissoudre le Parlement et d’assurer le pouvoir exécutif, limogeant dans la foulée plusieurs ministres. Un choix applaudi par une partie de la population, mais qui interroge sur le plan constitutionnel.

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Le président tunisien Kaïs Saïed, le 26 juillet 2021 à Tunis. Crédit: Tunisian presidency Facebook page / AFP

On est à la fois contents et perplexes. Il fallait un changement, mais pour l’instant on est dans l’incertitude quant à la suite”, assène d’emblée Donia, jeune tunisoise ayant été témoin des événements du 25 juillet. C’est que la Fête de la République a, cette année, pris une tournure inédite. Dimanche soir, après une journée de manifestations dans tout le pays, le président Kaïs Saïed a annoncé démettre le Premier ministre Hichem Mechichi de ses fonctions, et geler le Parlement pendant 30 jours. “Selon la Constitution, j’ai pris des décisions que nécessite la situation afin de sauver la Tunisie, l’État et le peuple tunisiens”, a-t-il solennellement annoncé à l’issue d’une réunion d’urgence au Palais de Carthage avec des responsables des forces de sécurité.

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