Tourisme, tech, agriculture, médias… Ces secteurs particulièrement dynamiques des nouveaux investissements israéliens au Maroc

La normalisation des relations entre le Maroc et Israël a ouvert la voie à de nombreuses opportunités d’affaires. Zoom sur les secteurs particulièrement dynamiques et sur les personnalités et institutions qui facilitent ces échanges économiques, dont le volume pourrait passer de 150 millions de dollars aujourd’hui à plus d’un milliard d’ici à trois ans.

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Le 10 décembre 2020 est une journée dont se souvient encore, sourire aux lèvres, Adiv Baruch, président de l’Institut d’exportation israélien : “Alors que le monde entier est empêtré dans une crise sanitaire sans précédent, nous avons enfin appris une bonne nouvelle.” Ce jour-là, les accords d’Abraham rétablissent les relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, en échange de la reconnaissance américaine de la souveraineté du royaume sur le Sahara. Vingt ans tout juste après la fermeture des bureaux de liaison à Rabat et à Tel Aviv.

Un “jour historique”, s’enthousiasme Adiv Baruch, où “toutes les opportunités potentielles sont enfin devenues possibles” et qui a donné des idées à de nombreux acteurs économiques, conscients de la manne que pouvait représenter la reprise des échanges commerciaux directs. Si, aujourd’hui, seuls 3 000 Juifs vivent encore au Maroc, ils seraient près de 800 000 Marocains en Israël. Soit autant de personnes susceptibles de vouloir se rapprocher de leur pays d’origine, quel qu’en soit le chemin.

  • Tourisme “généalogique”

Une partie d’entre eux choisiront par exemple de partir à la découverte de leur culture familiale. Cette année, le Maroc se prépare en effet à accueillir 200 000 touristes israéliens, au lieu de 50 000 habituellement, a fait savoir Nadia Fettah Alaoui, la ministre marocaine du Tourisme, sur la chaîne de télévision israélienne Kan.

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