Le Maroc, la Chine et les GAFAM : la 5G vue par Khalid Ziani

Ouvrant la voie à la révolution des objets connectés, la 5G est au cœur d’une intense concurrence entre les acteurs asiatiques, au premier rang desquels la Chine, et les géants américains du “cloud”. Le spécialiste des télécommunications Khalid Ziani en explique les dessous, et nous en dit plus sur le déploiement à venir de cette technologie au Maroc.

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La 5G, porte d’entrée des géants américains du cloud dans les télécoms”, titrait en avril dernier un article publié par le quotidien français Le Monde. Un rapport de l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT) mettait alors en garde : “Amazon, Microsoft ou Google pourraient devenir des ‘recours incontournables’, même pour les opérateurs.”

Une liste dans laquelle pourrait bien entendu figurer Apple (autre membre, avec Facebook, du groupe désigné par l’acronyme GAFAM), qui présente un projet d’investissement de 430 milliards de dollars dans la 5G et dans l’intelligence artificielle au cours des cinq prochaines années.

La course entre les géants états-uniens du numérique est lancée. Il ne faut pas pour autant oublier les acteurs asiatiques, fait remarquer d’entrée de jeu Khalid Ziani : “La 5G a été lancée d’abord en Chine et en Corée du Sud. Les Américains ne sont venus qu’après. C’est donc une technologie qui est maîtrisée par les opérateurs chinois, qui sont très en avance. Mais c’est vrai que l’intérêt des GAFAM pour la 5G est certain. En diminuant le temps de latence des objets connectés et en les reliant en temps réel à des serveurs, cette technologie permet l’éclosion de ce marché, et c’est ce qui les intéresse.”

Bataille technologique, politique et économique

L’expert marocain approfondit le raisonnement : “Les GAFAM sont très intéressés par les objets connectés. Car au lieu d’avoir uniquement des individus sur les réseaux sociaux, ceux-ci leur offriront la possibilité d’y introduire de l’intelligence artificielle et des technologies sans temps de latence.”

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