Travailleuses domestiques, le scandale de l'esclavage moderne

Confiscation de passeport, salaire de misère, maltraitance… au Maroc, c’est le lot de nombreuses travailleuses domestiques étrangères. Des pratiques hors la loi qui s’appliquent aussi aux travailleuses marocaines. Un esclavage moderne de plus en plus difficile à mettre sous le tapis.

Par et

Femmes de ménage, nounous disponibles. Africaines : 2000 dirhams. Marocaines : 3000 dirhams. Philippines : 5000 dirhams. Négociable”. Telle est l’annonce douteuse relayée sur des groupes Facebook d’expatriés par des “agences” ou des particuliers sous pseudos. Une différence de traitement selon la nationalité, la couleur de peau, et des salaires qui interrogent, d’autant qu’ils sont “négociables”.

“Vous comprenez, pour les Philippines c’est plus cher, on peut négocier à 3500 dirhams, mais les Africaines sont fiables et pas chères”

Après quelques appels infructueux, un intermédiaire confirme à TelQuel qu’il a bien dans son “catalogue” des perles rares : des employées domestiques soumises, travailleuses, qui ne sortent qu’une fois par mois et qui n’ont pas la possibilité de partir : “Je vous envoie des captures de leur passeport”. Une quinzaine de profils, passeport et photo à l’appui. La plupart sont…
article suivant

Aux environs de Casablanca, un nouveau vaccinodrome "smart" et "intégré" pour accélérer la vaccination