INSAF : “La situation des 'petites bonnes' peut être qualifiée de trafic d’enfants”

Fatima, 14 ans. Zineb, 11 ans. Khadija, 10 ans. Najat, 11 ans… la liste des “petites bonnes” ayant subi des sévices est longue. Certaines en sont mortes. L’arbre qui cache la forêt ? En 2014, l’INSAF estimait à environ 80.000 ces petites filles envoyées parfois dès l’âge de 7 ans pour être les esclaves de familles aisées ou de la classe moyenne.

Par et

“Certaines catégories de personnes ne craignent pas d’exploiter des fillettes marocaines comme petites bonnes”, déplore le sociologue Mehdi Alioua. Crédit: AICPRESS

Interdit depuis la loi 19-12, ce trafic d’enfants perdure, notamment à cause de l’activité non réglementée des intermédiaires, les samsars. Un fléau que l’association de protection de l’enfance tente d’enrayer depuis 2002, grâce notamment à des programmes de prévention et des projets de développement dans les régions les plus touchées. Une action qu’elle étend au travail forcé de migrants dans les mêmes conditions. Entretien avec Meriem Othmani, présidente de l’INSAF, et Omar Saadoun, responsable du pôle de lutte contre le travail des enfants dans la même association, qui répondent à TelQuel d’une voix commune.

à lire aussi

La loi 19-12 interdit le travail des enfants, mais elle n’est pas appliquée, surtout dans le milieu rural où les parents envoient encore…

article suivant

Les 10 commandements de la CGEM pour la mise en oeuvre du nouveau modèle de développement