Boxeurs marocains : poings serrés, cœurs partagés

Emmenée par la porte-drapeau Oumaima Belhabib, la boxe sera le deuxième sport le plus représenté au sein de la délégation marocaine qui participera aux Jeux olympiques de Tokyo, du 23 juillet au 8 août. Un contingent qui aurait pu être encore plus important si certains binationaux, qui reviennent ici sur leur choix, n’avaient pas opté pour d’autres couleurs.

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Les frères Anas et Nabil Messaoudi, boxeurs belges d'origine marocaine.

Le 19 janvier 2019, Nordine Oubaali (34 ans) est porté en triomphe dans le ciel de Las Vegas, l’un des hauts lieux de la boxe anglaise. Il vient de ravir la ceinture de champion du monde WBC chez les poids coqs, et voltige avec deux drapeaux autour du cou, l’un marocain et l’autre français. Un geste rare qui attise la curiosité des journalistes présents. “Je suis tout autant Français que Marocain”, répète à longueur d’interviews celui dont le parcours a inspiré plus d’un pugiliste.

Comme Oubaali et comme Sofiane Oumiha – vice-champion olympique à Rio et encore l’un des favoris au Japon – qui représentent sportivement la France, nombreux sont binationaux, mais peu d’entre eux arborent aussi fièrement les deux étendards. “Choix du cœur” ou choix stratégique, la décision fait souvent des vagues dans les médias du royaume. Comment les sportifs tranchent-ils ?

Richesse et opportunités

Ma binationalité est une richesse”, témoigne Ahmed El Mousaoui (31 ans), champion de France en 2013 et champion de l’Union européenne des poids welters entre 2014 et 2016. Le boxeur affirme qu’il a su tirer profit de ses deux nationalités pour atteindre ses objectifs. Né à Zeghanghane dans la région de Nador, il a quitté le Maroc très jeune pour s’installer en France avec ses parents et tracer son chemin vers la gloire.

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