Nouzha Guessous : “On a bien sécularisé l’économie et la politique. Pourquoi pas le droit familial ?”

Membre de la commission consultative chargée de la réforme de la Moudawana en 2004, la chercheuse Nouzha Guessous analyse les obstacles auxquels s’est heurtée cette commission il y a près de vingt ans, ainsi que les différentes perspectives de réforme du Code de la famille. Interview.

Par et

Vous faisiez partie des trois seules femmes au sein de la commission, où siégeaient douze hommes. Ce manque de parité a-t-il, selon vous, joué un rôle dans les failles que contient le texte aujourd’hui?

Nouzha Guessous
a été membre de la commission consultative chargée de la réforme de la Moudawana
en 2004.Crédit: MAP
Je tiens d’abord à rappeler que c’était la première fois dans l’histoire des sociétés musulmanes qu’une commission chargée de faire un projet de loi de la famille intégrait des femmes. C’était une première de taille ! Si l’on réfléchit en termes de parité, effectivement, la commission en était loin. Pour autant, on ne peut pas réduire la participation des femmes dans ce travail à leur nombre, car les débats n’étaient pas…
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