Il était une fois, la Moudawana...

À l’aube des années 2000, la question des droits des femmes et de la gestion de la famille divise. L’opinion se déchire, dans un contexte marqué par une montée de l’islamisme. L’intervention royale devient alors le sésame qui permet d’amorcer une refonte du Code de la famille en 2004. Récit d’une réforme conflictuelle.

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L’intervention royale est le sésame qui permet d’amorcer une refonte du Code de la famille en 2004. Crédit: ABDELHAK SENNA / AFP

Nous sommes venus de très loin”, se remémore Nouzha Skalli. L’ancienne ministre PPS de la Famille et du développement social du gouvernement Abbas El Fassi, entre 2007 et 2011, mesure le parcours de la Moudawana. “C’était un chemin très long, qui nous paraissait presque impossible à franchir”, se souvient-elle.

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Avant 2004 et l’adoption du nouveau Code de la famille, les familles marocaines étaient régies par le Code du statut personnel (CSP). Adopté en 1958 et réformé en 1993, le texte est rétrograde au regard d’une lecture contemporaine. Les discriminations à l’égard des femmes y sont légion.

“Les discriminations étaient fondées sur le principe de Kiwama, à savoir la vision selon laquelle l’homme entretient la femme en échange de son obéissance”

Fouzia Assouli, militante féministe, ADFM
Les…
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