Anouar Kbibech : “Être moins présent sur la représentation du culte musulman permet d’être plus lucide”

Toujours président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), mais plus membre du bureau du Conseil français du culte musulman (CFCM) qu’il a dirigé de 2015 à 2017, Anouar Kbibech se concentre désormais sur la formation des imams et sur ses impératifs professionnels. “Entretien d’embauche” avec ce haut cadre chez SFR qui veut inculquer une “culture du résultat” et les méthodes de l’entreprise à l’islam de France.

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Anouar Kbibech. Crédit: Joël Saget / AFP

Moustache, costume et cravate impeccables. Même en vacances en cette fin du mois de février, Anouar Kbibech ne néglige aucun détail pour recevoir Diaspora au siège du RMF à Clichy, en proche banlieue parisienne. Dans une longue salle, en plein réaménagement pour accueillir très prochainement les premiers étudiants à instruire dans le cadre du Conseil national des imams (CNI), le maître des lieux ne cache pas sa fierté de voir cette instance devenir enfin opérationnelle.

Le Franco-Marocain, pour qui opter pour l’une ou pour l’autre des patries reviendrait à “choisir entre son père et sa mère”, évoque sans complexe son parcours personnel et professionnel, ainsi que son engagement – profondément marqué par les attentats du 11-Septembre et de 2015 – dans la représentation du culte et pour la “normalisation” du rapport des musulmans avec la société française.

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