Boujemaa Achefri écrit contre l’œil

Première partie d’une trilogie sur l’art, Boujemaa Achefri décortique, dans ‘L’œil et l’oubli’, les travaux de neuf plasticiennes du monde.

Par

Boujemaa Achefri
Boujemaa Achefri est poète et critique d’art. Il est l’auteur notamment de Al-Fann bayna al-kalima wa-ch-chakl (L’art entre le mot et la forme, 1995) et de Al-Muta la yuhibbuna al-sukkar (Les morts n’aiment pas le sucre, 2011). Crédit: DR

L’œil (ne) voit (pas)”. C’est sur cette assertion provocatrice que s’ouvre le dernier ouvrage de critique d’art de Boujemaa Achefri. Au cœur de sa réflexion, nourrie des travaux de neuf artistes, la place du corps dans le geste créateur, et son interaction avec le support.

Al-Ayn wa-l-nisyan
 (en arabe), de Boujemaa Achefri

Al-Ayn wa-l-nisyan
 (en arabe), de Boujemaa Achefri
, à compte d’auteur, 
96 p.
L’œil est ainsi marginalisé par rapport à la dialectique entre surface et profondeur, entre lumière et obscurité, par rapport au toucher. L’auteur appelle à faire le “deuil des couleurs”, pour s’intéresser au corps-à-corps avec la matière, pour y retrouver “le rhizome de l’enfance”. De ce qui a été et n’est plus, que recherchent autant le poète que l’artiste, en se demandant : “Qu’est-il arrivé pendant l’acclimatation et l’expulsion des traces ?”

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