Sur fond d’interdiction des prières de Tarawih, la guerre des mots entre le PJD et Adl Wal Ihsane

À Tanger, des prières improvisées de Tarawih et autres manifestations nocturnes se sont soldées par des arrestations. La question ne fait pas l’unanimité, malgré la décision des autorités d’imposer le couvre-feu pendant le ramadan. À travers leurs sorties, Al Adl Wal Ihsane d’un côté et le PJD de l’autre tentent d’influer sur l’opinion publique.

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Reprise des prières à la mosquée Hassan II en octobre 2020. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

La contestation a commencé dans la soirée du mercredi 14 avril, premier jour du ramadan. À Tanger, plusieurs groupes d’individus ont violé l’état d’urgence sanitaire pour prier devant les portes closes de certaines mosquées. Le deuxième jour, jeudi 15 avril, des affrontements ont éclaté entre la police de Beni Makada et un certain nombre de manifestants exigeant l’exécution des prières de Tarawih. Ils n’étaient visiblement qu’une dizaine, selon les vidéos retransmises en direct sur les réseaux sociaux, dont une majorité de mineurs. Fortement déployés à Tanger comme dans les autres grandes métropoles, les forces de l’ordre sont intervenues, sans toutefois communiquer sur le nombre d’arrestations enregistrées ce soir-là.

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