Covid-19 : l’oxygénothérapie à haut débit, une bouffée d’air dans les services de réanimation ?

Avant d’arriver aux intubations trachéales, les services de réanimation marocains ont été de plus en plus nombreux à avoir recours à l’oxygénothérapie à haut débit, de l’oxygène apporté à l’organisme par des sondes ou un masque nasal. Une méthode qui fait ses preuves.

Par

AFP

Depuis plus d’une année que sévit l’épidémie meurtrière de SARS-CoV-2, les personnels de santé dans les services de réanimation n’ont qu’un objectif : éviter l’intubation, synonyme d’aggravation des symptômes. “On essaye de tenir le coup pour ne pas être obligés de passer à une assistance respiratoire avec intubation, souffle Jamal Eddine Kohen, président de la Fédération nationale des anesthésistes-réanimateurs (FNAR). Il s’agit d’une procédure qui reste tout de même assez lourde et dont les résultats restent relativement moyens.” Pour parer à une éventuelle détérioration de l’état de santé des patients, les services de réanimation ont eu de plus en plus recours à l’oxygénothérapie intensive. Elle permet de délivrer, à l’aide d’une sonde nasale, un volet “très important d’oxygène allant de 50 à 70 litres par minute”, détaille celui qui est également président de la Société marocaine d’anesthésie, d’analgésie…

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