Hajja Hamdaouia : encore une fois, la diva n’est pas morte…

Auteur de “Chikhates et Chioukhs de la aïta” et fondateur de Visa for Music, Brahim El Mazned rend hommage à Hajja Hamdaouia, qu’il a bien connue. Après plusieurs fausses rumeurs ces dernières années, cette fois l’annonce de sa disparition est hélas confirmée. Mais son œuvre reste.

Hajja Hamdaouia, 81, performs 20 May 2007 during the 6th World Mawazine Rythms Festival in Rabat.
Hajja Hamdaouia, ici sur scène en 2007, avait résisté contre le protectorat, au point d’être emprisonnée pour ses idées. Crédit: AFP

La dernière fois qu’on s’était vus, c’était le 11 février dernier à l’hôpital Cheikh Zayed où elle avait l’habitude d’être soignée, notamment pour ses yeux. Elle avait une énergie propre à elle, curieuse et attentionnée avec le personnel hospitalier.

Brahim El Mazned ret Hajja Hamdaouia à l’hôpital, en février 2021.
En février 2021, Brahim El Mazned rend visite à Hajja Hamdaouia à l’hôpital.Crédit: DR
Son humour plaisait beaucoup aux infirmières et médecins du département ophtalmologie. Elle adorait raconter les souvenirs de ses premiers séjours en France, mais aussi de ses années cabaret quand elle se produisait, avec une aisance et une verve particulières, au Sijilmassa ou au New Look, nichés sur la corniche casablancaise. Véritable diva, elle avait connu et enduré l’occupation à l’époque du…
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