Oued Laârja : dans l’oasis de Figuig, le désespoir après la révolte

Sommés par l’Algérie de quitter les lieux le 18 mars, les agriculteurs marocains de Oued Laârja vivent dans l’amertume et la confusion, et plus que jamais, dans les souvenirs d’une époque désormais révolue. Reportage.

Par et

Ancien instituteur, Mohamed Aït Youness a des titres fonciers dans la zone de Lemraji, à à Oued Zouzfana, en actuelle Algérie. Ici, il regarde le tissu sur lequel il a dessiné les 26 oasis historiques de Figuig. L’œuvre fait 2,5 mètres de longueur sur 1 mètre de largeur. Crédit: YASSINE TOUMI/TELQUEL

Il ne reste de marocain que Figuig et ses ksars en pisé. Toutes nos palmeraies se trouvent désormais derrière la frontière. Depuis 1973, nous sommes sortis cultiver des terres arides et rocailleuses, alors que nos terres fertiles avec une nappe phréatique toute proche du sol sont juste derrière le cirque de montagnes que vous voyez devant vous.” Ce témoignage amer est celui de Mohamed Costa, fellah de son état. Du haut d’une terrasse de fortune construite au milieu de sa modeste ferme, le quinquagénaire nomme les montagnes avoisinantes. Il nous montre les frontières imaginaires entre le Maroc et l’Algérie, et nous indique les champs de mines.

Mohamed Costa, un des fellahs de la zone de Berkoukch. Une terre aride, aux antipodes d’Oued Zouzfana, en territoire algérien depuis 1972.Crédit: YASSINE TOUMI/TELQUEL

Il était une fois

Oued Zouzfana, grenier…

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