Hébergement des femmes victimes de violences : du problème invisible à l’urgence nationale

La grève de la faim entamée par Najat Ikhich, présidente de la Fondation Ytto pour l’hébergement et la réhabilitation des femmes victimes de violences, a été un message fort. Derrière ce combat, l’hébergement des femmes victimes de violences, qui semble s’être transformé en laissé-pour-compte de la lutte pour les droits des femmes.

Par

DR

Le 19 février dernier, la présidente de la fondation Ytto pour l’hébergement et la réhabilitation des femmes victimes de violences, entamait une grève de la faim. Le motif ? “Une façon de dire non à l’injustice” selon les mots de Najat Ikhich elle-même, contactée par TelQuel. Le même jour, la présidente de la fondation recevait un ordre d’évacuation du centre d’hébergement pour femmes de Derb Moulay Chérif. “C’est un centre sur lequel je veillais depuis 2008. J’ai bataillé pour l’avoir. Après avoir eu les clés, nous n’avions pas encore les moyens pour payer le gardien de nuit : j’ai dormi par terre pour assurer sa sécurité. Les membres de la fondation m’ont accompagnée dans ces longues nuits de veillée, en attendant le financement”, retrace Najat Ikhich. Après près d’une semaine de…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés