Bureaux de change : les véritables raisons d’une grève nationale

Le secteur est déjà bien mal en point avec la désertion des touristes liée aux mesures de fermeture des frontières en raison de la pandémie. De guerre lasse, les 781 agences de la Fédération nationale des associations régionales des bureaux de change (FNAR) se sont résolues à passer à l’action : une grève nationale pour montrer leur ras-le-bol, mais pas seulement.

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Abdeslam El Yamlahi, le président de la fédération nationale des associations régionales des bureaux de change (FNAR), affirme que 70 % des bureaux de change ont définitivement baissé le rideau. Crédit: AFP

Plus un débrayage qu’une grève. Ce vendredi 5 mars, la Fédération nationale des associations régionales des bureaux de change (FNAR) a lancé une opération d’arrêt momentané de l’activité de ses 781 bureaux sur tout le territoire. Un mouvement limité, dans un premier temps, à la journée de ce vendredi entre 14 h et 18 h, pour crier leur ras-le bol. La crise sanitaire liée au Covid-19 est bien passée par là. Les mesures de fermeture (partielle ou totale) des frontières ont créé un effet boule de neige. D’abord, la désertion des touristes, mais aussi la limitation des entrées des Marocains résidant à l’étranger (MRE) qui peuvent revenir au royaume sous certaines conditions. Ensuite, la baisse des devises que ces deux catégories font…

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