Abderrahim Bouazza : “Il faudrait mettre fin aux plaintes contre X, système qui conduit en prison des cultivateurs de kif”

Président du Conseil provincial de Chefchaouen, Abderrahim Bouazza livre à TelQuel ses perceptions à propos du projet de loi sur l’usage légal du cannabis.

Par et

YASSINE TOUMI/TELQUEL

Quelle première lecture faites-vous du projet de loi discuté en Conseil de gouvernement ?

Abderrahim Bouazza.
Nos craintes sont liées à la fixation des zones autorisées à cultiver le kif. Je milite pour que l’on se limite à la zone historique. Se posera aussi la question de la fixation du prix. Les laboratoires, en voulant acheter légalement, demanderont une certaine qualité définie par le type d’irrigation et de composition du sol. Ceci fait que la qualité d’une tonne peut varier d’une zone à l’autre. Or, aujourd’hui, le cultivateur se soucie en premier lieu du maigre pécule qu’il va pouvoir en tirer, et pas encore des normes agronomiques.

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