Alors que le rapprochement Maroc-Israël se poursuit, l’administration Biden refuse d'évoquer tout changement sur le dossier Sahara

Dans une conférence de presse tenue hier, le secrétariat d’État américain a joué un rôle d’équilibriste en se refusant de revenir sur la reconnaissance de la marocanité du Sahara malgré un coup de pression des sénateurs américains. Entretemps, le Maroc et Israël poursuivent le développement de leur relation dont la réactivation avait été soutenue par Washington.

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Ned Price, le porte-parole de la diplomatie américaine à l'issue de sa conférence de presse. Crédit: AFP

Des déclarations attendues. Le 22 février, le chargé de communication du secrétariat d’État américain Ned Price s’est plié au jeu des questions-réponses dans le cadre d’un briefing consacré à la politique étrangère américaine sous l’administration Joe Biden. Parmi les sujets évoqués, le dossier iranien (considéré comme une priorité par l’administration américaine) mais surtout, d’un point de vue marocain, le dossier du Sahara. Pour rappel, les États-Unis ont reconnu la marocanité du Sahara à travers un décret présidentiel signé par Donald Trump le 4 décembre dernier et annoncé six jours plus tard. Une décision notamment contestée par le sénateur américain James Inhofe, qui a récemment mené un groupe de 27 sénateurs signataires d’une lettre demandant au président Biden de revenir sur la décision adoptée…

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