Brouille verbale après le sommet du G5 Sahel : Pour Alger, le Maroc a toujours bon dos

Après le chef de l'état-major et les relais médiatiques du pouvoir algérien, c'est au tour du ministère de la Défense de s'en prendre au Maroc, ce dimanche 21 février, l'accusant indirectement d'être un “porte-voix de la discorde”. Un tir de barrage pour se dédouaner, face à son opinion publique, d'une quelconque participation au Sahel sous l'égide française.

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Le Chef du gouvernement Saad-Eddine El Othmani lors de son arrivée à N'Djamena, au Tchad, pour le sommet du G5 Sahel, le 15 février 2021. Crédit: Primature/Facebook

C’est un communiqué qui en dit long. Ce dimanche 21 février, le ministère de la Défense algérien s’est fendu d’une sortie où il s’en prend à de prétendues “intox” ne pouvant provenir “que d’ignares à la solde des services du Makhzen marocain et sionistes”. Derrière une nouvelle rhétorique aux relents conspirationnistes et antisémites, le pouvoir militaire algérien a évoqué sans fard, cette fois-ci, le ressentiment qu’il entretient à l’égard de son voisin de l’ouest, qu’il accuse d’être derrière des “porte-voix de la discorde”. Une sortie virulente pour “rassurer l’opinion publique” comme il l’explique, face “aux allégations tendancieuses et manœuvres sournoises” ? Ou bien s’agit-il d’un tir de barrage pour ne pas montrer qu’elle a essuyé un nouveau revers diplomatique ?

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