Fnideq, reportage dans une ville à l’agonie

En asphyxie socio-économique depuis la fermeture de Bab Sebta, 
la localité située à la pointe nord du pays et épicentre de la contrebande 
a été le théâtre de deux manifestations visant à dénoncer un niveau 
de paupérisation rarement atteint par le passé.

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Vendredi 12 février, les habitants de Fnideq ont réinvesti l’artère principale de la ville. Leur principale revendication est la réouverture de Bab Sebta. Crédit: TOUMI/TELQUEL

Fnideq coule petit à petit. A quelques kilomètres de là, sa sœur jumelle Sebta, dont la ville marocaine dépend pour sa survie, n’est pas en meilleur état. De manière plus large, c’est toute une partie du nord du Maroc qui pâtit d’une situation qui dure depuis le 9 octobre 2019, date de la fermeture de Bab Sebta pour le passage de marchandises. Quelques semaines plus tard, les travailleurs transfrontaliers marocains exerçant dans la ville se voyaient à leur tour interdits de passage. Depuis, l’Espagne a aussi fermé ses frontières. Aujourd’hui, l’inactivité inhabituelle du poste de Tarajal, qui voyait passer quotidiennement 30.000 personnes, témoigne des tensions diplomatiques entre les deux pays. En effet, le Maroc n’apprécie pas le développement de l’activité de contrebande sur son territoire et réclame des clarifications à Madrid quant aux statuts de Sebta et Melilia,…

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