Libertés : 10 ans après le 20 février, un sacré rétropédalage ?

Une décennie après le 20 février, le champ des libertés collectives s’est rétréci. D’un côté, des manifestations réprimées par des interventions musclées. De l’autre, une liberté d’expression dans la presse et sur les réseaux sociaux qui se fait peau de chagrin. Sacré rétropédalage !

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Si le souffle des slogans du M20 peut être retrouvé dans les différentes manifestations populaires après 2011, celles-ci n’ont pas été traitées de la même façon par les autorités. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Le mouvement a eu un impact, on ne peut pas le nier. Il y a un avant et un après 20 février”, soutient tout de go l’ex-présidente de l’AMDH, Khadija Ryadi. “Les Marocains, eux, ont changé. On l’a vu pendant le Hirak, dans les marches lycéennes, où les slogans du 20 février étaient scandés par des gens qui étaient très jeunes à l’époque, et qui ne l’avaient pas vécu, mais qui l’ont appris par la suite. C’est un héritage, dans le sens où il y a des choses que ce Mouvement a créé et qui sont restées dans les revendications et discours des générations suivantes”, poursuit la militante.

“Si la mobilisation sociale du Mouvement du 20 février s’est affaiblie, son esprit reste encore vivant”

Abderrahmane Rachik, sociologue
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