Ali Bouabid: “La communauté juive marocaine doit à son tour procéder à un examen critique”

Par Ali Bouabid

Ali Bouabid, délégué général de la Fondation Abderrahim Bouabid, estime qu'un droit d’inventaire sans concession au sein de chacune des parties pourrait aider à réarticuler principes et intérêts, ainsi qu’à considérer en premier lieu “l’humanité de l’homme”. Tribune.

La décision prise par le Maroc de rétablir ses relations avec Israël a de bonnes raisons de susciter incompréhension et perplexité. L’ébranlement est à la mesure de l’effet de désorientation produit par ce qui est vécu comme une normalisation par le haut qui prend à revers les convictions les mieux enracinées. Toutefois, associée à une mobilisation de la communauté juive marocaine, elle est susceptible de revêtir une tout autre signification. Elle a provoqué des réactions qui étalonnent un débat écartelé entre deux logiques en apparence contradictoires. Tandis que l’une affirme la prévalence des seuls principes moraux qui ne sauraient conduire à sacrifier une cause sacrée à une autre, l’autre plaide a contrario le réalisme et rappelle implicitement qu’il est des moments où il faut laisser la morale à la porte des intérêts. Valeurs…

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