LGBTQI+, ils n’ont pu vivre leur identité qu’après avoir quitté le Maroc

Pressions sociales, promiscuité familiale, textes de loi pénalisant l’homosexualité… Difficile d’assumer son identité lorsqu’on est LGBTQI+ au Maroc. Conséquence, nombreux sont celles et ceux qui recourent à l’exil comme unique solution. Témoignages.

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Samy a quitté le Maroc sans valises, mais le corps et l’esprit chargés de traumatismes. Toujours en quête d’identité, le jeune homme ne se définit “pas comme homosexuel, mais plutôt bi ou pansexuel (attirance sexuelle ou sentimentale envers des personnes indépendamment de leur sexe ou de leur genre, ndlr)”. “Tout ce que je sais, c’est que je suis différent, et ce depuis l’enfance”, ajoute-t-il.

Une enfance marquée par les coups que lui infligeait sa mère. “J’étais trop efféminé pour elle. Elle pensait qu’en me frappant j’allais entrer dans le moule et ne ratait donc aucune occasion de le faire.”  Samy le raconte avec légèreté, il en rit même parfois. Pourtant, son discours est glaçant. “Quand je ne me défendais pas pendant une bagarre à l’école, quand je faisais un bruit pas assez viril pour elle, quand je marchais d’une certaine manière, elle me frappait… Elle a même…

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